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Cultuelles
Conférence Samedi 27 mars 2010 à 19 h 30
Avec Cheikh Khalid Boutere sur la purification de l'âme
Extrait de Cheikh Faysal Mawlawî vice-Président du Conseil Européen de la Recherche et de la Fatwa.
L’âme (Nafs) est l’identité et l’intégralité de l’être humain. L’être humain a une fonction pour laquelle Dieu l’a créé et qui est le vicariat de Dieu sur Terre. Le Très Haut dit : « Lorsque Ton Seigneur confia aux Anges : ‹Je vais établir sur la terre un vicaire. » ; « De la terre Il vous a créé, et Il vous l’a fait peupler (et exploiter). ». L’être humain a une mission dont Dieu lui a donné la responsabilité : il s’agit de l’adoration, avec toute la signification islamique que porte ce terme : « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. ». L’être humain a enfin une nature originelle (Fitrah) selon laquelle Dieu l’a créé ; elle réside dans la soumission et l’abandon à Dieu (Islâm) : « Telle est la nature que Dieu a originellement donnée aux hommes — pas de changement à la création de Dieu. Voilà la religion de droiture. ».
L’âme humaine est continuellement tiraillée entre :
1.L’appel de la nature primordiale, qui est l’appel lancé par les Prophètes et leurs fidèles.
2.L’appel des instincts concupiscents, consistant en les insinuations du diable qui n’influent sur l’individu qu’à travers ses instincts.
3.L’influence de l’environnement extérieur : « Tout être humain naît selon la nature originelle. Ce ne sont que ses parents qui le judaïsent, le christianisent ou le magéisent [...] »
L’âme humaine se caractérise alors selon la réaction qu’elle a face à l’un de ces trois éléments. Elle deviendra ainsi :
L’âme incitatrice au mal (an-nafs al-ammârah bis-sû’), qui réagit positivement aux insinuations du diable et à l’environnement débauché dans lequel elle vit : « car l’âme est très incitatrice au mal ».
L’âme critique (an-nafs al-lawwâmah), qui répond aux incitations au mal, qui dévie du droit chemin puis qui se blâme et s’autocritique avant de se repentir. C’est en raison de ses déviances et autocritiques récurrentes également qu’une telle âme est appelée « âme critique » : « Non !... Je jure par le Jour de la Résurrection ! Mais non !, Je jure par l’âme qui ne cesse de se blâmer. ».
L’âme apaisée (an-nafs al-mutma’innah), qui trouve pleinement sa sérénité dans le Commandement de Dieu et Sa Législation, sans aucun complexe. C’est l’âme qui est confiante dans la décision et le destin prescrits par Dieu, qui a l’intime conviction que tout ce qu’elle peut subir n’est que bien. La rétribution de cette âme est le Paradis : « Ô toi, âme apaisée, retourne vers ton Seigneur, satisfaite et agréée ; entre donc parmi Mes serviteurs, et entre dans Mon Paradis›. ».
Le but de la purification de l’âme est de parvenir à ce stade ultime de l’âme apaisée. Pour ce faire, il est nécessaire de :
1. Libérer l’âme des fléaux, des maux et de l’emprise des instincts.
2. Cultiver l’âme à toutes les vertus morales.
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